Le changement climatique en Colombie Britannique

Des solutions !


Dans les précédents articles (ici et ici), nous avons vu que les événements climatiques s’inscrivent dans une logique assez complexe. Il est encore difficile de trouver une solution systémique capable d’atténuer les effets négatifs du changement climatique à grande échelle. Cependant, il est possible d’agir afin de réduire les risques liés à l’occurrence d’une catastrophe climatique. C’est à la fois une question de préservation des écosystèmes et de santé publique. Et de nombreuses mesures peuvent être prises à l’échelle provinciale afin de minimiser les impacts du réchauffement climatique !

Des pistes de solutions

Les comportements les plus efficaces pour lutter contre les évènements climatiques extrêmes sont ceux permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Réduire son empreinte carbone constitue la solution la plus viable à long terme, car elle permet d’atténuer le problème des changements climatiques dans son ensemble.

Les deux actions possibles à échelle individuelle sont de réduire notre consommation d’eau douce et de verdir les espaces, car cela influe directement sur le cycle de l’eau et permet de réduire les îlots de chaleur.

Réduire notre consommation en eau

Selon Statistique Canada, en 2019, un Britanno-Colombien consommait près de 472 litres d’eau par jour. Pour vivre décemment, il ne suffit que de 50 litres d’eau, et de 100 litres pour vivre confortablement. Selon la ville de Kamloops, la demande en eau triple en été. Le stress sur la ressource en eau augmente à un moment où elle est plus rare. Par ailleurs, les systèmes d’approvisionnement en eau des municipalités dépendent grandement des systèmes de récupération d’eau de ruissellement de neige fondue. Or nous avons vu que ce type de précipitation risque de se faire plus rare.

Il est donc important de réduire sa consommation d’eau. Cette vidéo vous donne plusieurs astuces pour réduire votre consommation d’eau à la maison (7 minutes).

Il est aussi possible d’améliorer votre gestion de l’eau en conservant l’eau de pluie. La ville de Kamloops propose d’installer des récupérateurs d’eau de pluie. Cette eau ainsi recueillie peut ensuite être utilisée à toutes sortes d’usages domestiques tels que l’arrosage d’un jardin ou d’un potager (consulter le site de la ville de Kamloops en anglais).

Lutter contre les îlots de chaleur : qu’est-ce que l’albedo ?

En végétalisant le plus de surfaces possibles, il est possible de réduire les épisodes de chaleur extrême dans les villes. Végétaliser permet de réduire le réchauffement des surfaces à faible albédo.

L’albédo se définit comme le rapport entre le rayonnement solaire qui rebondit sur une surface, et qui finit par réchauffer l’atmosphère, et le rayonnement solaire total. La différence entre ces deux valeurs est la chaleur qui est absorbée par ladite surface. Scientifiquement, plus une surface est sombre, plus elle attire la lumière et fait rayonner la chaleur. On dit alors qu’elle possède un faible albédo. À l’inverse, les couleurs pâles possèdent un fort albédo. Par exemple, les toits des maisons ou les étendues asphaltées sont des surfaces à faible albédo.

Végétaliser pour réduire l’albedo, et plus encore…

Les apports de la végétation sont principalement l’ombrage et la fraîcheur par l’évaporation, réduisant, conjointement, les écarts de chaleur au sol. L’apport de végétation dans les milieux urbanisés mais peu végétalisés offre des gains de fraîcheur considérables. Les recherches démontrent, par exemple, qu’une rangée d’arbres diminue la température de 1°C, alors que l’aménagement d’un parc dans un centre-ville provoquerait une baisse de l’air environnant de 2°C à de 6°C, voire plus. La végétalisation des cités procure aussi, selon l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), les avantages suivant :

  • L’amélioration de la qualité de l’air par la production d’oxygène, la captation du CO2, la filtration des particules en suspension et la réduction de la demande en électricité liée à la climatisation (et ainsi une réduction de la facture énergétique);
  • L’amélioration de la qualité de l’eau grâce à la rétention de l’eau de pluie dans le sol et le contrôle de l’érosion des sols;
  • Plusieurs bienfaits pour la santé de la population, y compris la protection contre le rayonnement ultraviolet (UV), la réduction du stress dû à la chaleur et la disponibilité de lieux pour faire de l’activité physique.

La suite de cette série d’articles vous proposera des conseils pour la végétalisation.


Sources :
https://www.kamloops.ca/our-community/environment-sustainability
https://www150.statcan.gc.ca/t1/tbl1/fr/cv.action?pid=3810027101
https://www.cieau.com/le-metier-de-leau/ressource-en-eau-eau-potable-eaux-usees/la-consommation-deau-domestique-est-elle-la-meme-a-travers-le-monde/
https://www.linternaute.fr/dictionnaire/fr/definition/semi-aride/
https://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/988_MesuresIlotsChaleur.pdf
https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/2018/03/climate-change-water-fr.pdf
https://ocpm.qc.ca/sites/ocpm.qc.ca/files/pdf/P52/7d.pdf